Des chercheurs de l’Université de Chicago, de l’Université de Cambridge et de l’Université du Minnesota ont établi un lien entre l’utilisation excessive des smartphones et les problèmes de santé mentale. D’autres effets plus surprenants ont été relevés par cette étude.

Les écrans sont partout dans nos vies. Si bien que la science s’est donnée pour objectif de mesurer leur impact concret sur notre quotidien. Nous vous faisions part récemment d’une étude consacrée à l’utilisation d’Internet. Le résultat n’est pas très enthousiasmant puisqu’il s’avère qu’un usage trop trop élevé du web impacte la mémoire et le niveau de concentration des utilisateurs.

Une nouvelle expérimentation, guère plus réjouissante, vient d’être effectuée. Des scientifiques de l’Université de Chicago, de l’Université de Cambridge et de l’Université du Minnesota se sont intéressés à l’impact d’une utilisation prolongée des smartphones.

Les utilisateurs accrocs au smartphone plus anxieux et dépressifs que la moyenne

Sur un échantillon de 3 425 personnes ayant utilisé un smartphone, 687 ont déclaré l’avoir trop utilisé. C’est sur ces derniers que l’étude s’est concentrée. Dans ce groupe, l’utilisation d’alcool était plus élevée que la moyenne. Pour autant, aucune corrélation avec un autre problème de drogue n’a été établie. D’autre part, les utilisateurs accrocs au smartphone ont par ailleurs tendance à avoir davantage de partenaires sexuels que ceux qui en font une utilisation normale.

Les problèmes de santé mentale semblent eux aussi être corrélés à une utilisation importante des smartphones. Ainsi, le groupe des utilisateurs assidus avait une estime de soi inférieure à la moyenne. Des taux plus élevés de troubles de déficit de l’attention et de troubles de stress post-traumatiques ont été relevés. Ils sont par ailleurs plus anxieux et dépressifs que le reste de la population. Les chercheurs nuancent en précisant qu’aucun trouble lié à la frénésie alimentaire ni à la dépendance médicamenteuse n’a été mis en évidence.

Ce travail vient en tout cas confirmer les dommages que peuvent avoir les écrans sur nos vies. Récemment, l’OMS a par exemple classé le trouble du jeu vidéo parmi les maladies. Il semble parfois bien difficile d’échapper à l’emprise d’objets et de plateformes créés pour nous rendre accrocs. Mais de nouveaux outils lancés récemment peuvent néanmoins aider à résoudre ces problèmes d’addiction.

Source : Presse-Citron