Suite aux tensions existantes entre les deux pays, le président Donald Trump a ordonné qu’une cyberattaque soit menée contre l’Iran. L’efficacité de cette dernière n’est pas encore connue.

Depuis plusieurs jours, la tension entre les États-Unis et l’Iran ne cesse de monter d’un cran. Les USA accusent l’Iran d’avoir attaqué deux pétroliers dans le golfe d’Oman le 13 juin dernier, ce que la République islamique nie en bloc. La semaine dernière, l’armée iranienne a abattu un drone américain. Il y a là aussi une controverse car les Iraniens estiment que l’appareil se trouvait dans leur espace aérien, tandis que le gouvernement américain affirme qu’il était dans une zone non territoriale.

Des cyberattaques planifiées depuis plusieurs semaines

À la suite de ces deux incidents, les États-Unis entendent réagir. Donald Trump a annulé au tout dernier moment des frappes aériennes qui devaient être lancées jeudi dernier. Mais une toute autre opération, tenue secrète pendant plusieurs jours, a été mise en place. Le United States Cyber Command a en effet procédé à des cyberattaques contre un groupe de renseignement ayant des liens avec les Gardiens de la Révolution, une organisation paramilitaire rattachée au chef de l’état iranien.

Selon le Washington Post, ces cyberattaques ont mis à mal le système de commandement militaire iranien, mais n’auraient pas fait de victime. Elles auraient également visé les systèmes de contrôle de missiles iraniens. Cette opération avait été planifiée depuis plusieurs semaines. L’objectif poursuivi est de mettre à mal le régime et ses opérations sans entraîner une escalade des tensions conduisant à une guerre frontale entre les deux pays.

Il est encore trop tôt pour juger de l’efficacité de ces cyberattaques. Le ministre des Télécommunications iranien, Mohammad Javad Azari-Jahromi, a néanmoins réagi sur Twitter sans qu’il soit possible de vérifier ses propos : « Les médias s’interrogent sur la véracité de présumées cyberattaques contre l’Iran. Aucune de leurs attaques n’a réussi alors qu’ils font beaucoup d’efforts en ce sens ».

Cette opération n’est pas sans rappeler le ver stuxnet utilisé par les américains contre les centrifugeuses iraniennes d’enrichissement d’uranium. Ce virus informatique avait porté un très grand coup au programme nucléaire de la République islamique.

Source: Presse-Citron